Titre : Trois petites commères
Auteur : Valérie Clermon
Editeur : Beta Publisher
Genre : Polar
20 €
Ibsn : 9782383921042
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4ème de couverture/Résumé
Dans le paisible village de Montpezat, niché au cœur de la garrigue, un crime vient d’être commis : Jacques Lemarchand, le dentiste local, est retrouvé mort, son corps recouvert de symboles étranges. Le lieutenant Thomas Miller est chargé de l’affaire aux côtés de Cécilia Boyer, sa nouvelle et fougueuse coéquipière.
Et alors que les disparitions inquiétantes s’enchaînent, tous deux plongent dans une enquête où rumeurs et vieilles querelles tissent une toile de plus en plus dangereuse.
Et si cette nouvelle enquête se révélait plus complexe ? Ce meurtre pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Et si cet arbre prenait ses racines dans un passé que nous voudrions tous oublier ?
La chronique de La rédaction
Avec Trois petites commères, Valérie Clermon signe un polar aussi feutré que corrosif, qui s’insinue lentement sous la peau du lecteur. Derrière un titre faussement léger se cache un roman d’atmosphère, où les non-dits, les regards appuyés et les conversations anodines deviennent les véritables moteurs du drame. L’autrice excelle dans l’art du détail : une rue trop calme, des habitudes bien ancrées, des figures familières qui observent et commentent. Ici, l’enquête ne repose pas seulement sur les faits, mais sur ce qui se murmure, se devine et se tait. Les « commères » du titre ne sont pas de simples silhouettes : elles incarnent une mémoire collective, parfois cruelle, souvent lucide, qui révèle peu à peu les failles d’une communauté en apparence sans histoire.
La plume de Valérie Clermon se distingue par sa sobriété maîtrisée. Sans effets inutiles, elle installe une tension progressive, presque sourde, qui rend chaque page plus inquiétante que la précédente. Le suspense naît moins de l’action que de l’attente, de cette certitude que quelque chose d’irréversible est déjà en marche.
Trois petites commères est un polar psychologique subtil, porté par une observation fine des comportements humains et une ambiance délicieusement oppressante. Un roman qui prouve que, parfois, les secrets les plus dangereux ne crient pas : ils chuchotent.
Chronique de La rédaction