Titre : L’adolescence prolongée – Un temps d’accomplissements
Auteur : Michel Claes
Editeur : L’Harmattan
Genre : Essai
20 €
Ibsn : 978-2-336-57020-4
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4ème de couverture/Résumé
Depuis une trentaine d’années, on observe une arrivée de plus en plus précoce de la puberté et une intégration au statut d’adulte de plus en plus tardive. Loin de constituer un malheur, la prolongation d’une adolescence libre des exigences de la vie adulte offre de multiples avantages pour nombre de garçons et de filles, mais également pour l’ensemble de la société.
Trop souvent définie comme une époque de troubles, de problèmes et de crise, l’adolescence doit être considérée comme une période de développement riche en possibilités d’apprentissage et de croissance. En s’appuyant sur les plus récents travaux scientifiques en neurosciences et en sciences sociales, ce livre porte un regard neuf et éclairé sur l’adolescence et la jeunesse d’aujourd’hui. En adoptant un langage accessible, il s’adresse à toute personne concernée par les débats qui agitent notre société.
La chronique de La rédaction
Il est des livres qui tombent à point nommé. L’adolescence prolongée. Un temps d’accomplissements, de Michel Claes, fait partie de ceux-là. À une époque où la jeunesse est tantôt idéalisée, tantôt inquiétante, l’auteur choisit une voie plus exigeante : comprendre avant de juger.
Son propos est clair : l’adolescence ne se réduit plus à une brève transition entre l’enfance et l’âge adulte. Elle s’est étirée, transformée, complexifiée. Puberté plus précoce, autonomie plus tardive, insertion professionnelle incertaine — le temps adolescent occupe désormais une place centrale dans les trajectoires de vie. Mais loin d’y voir un symptôme de déclin, Michel Claes y discerne un moment d’intense maturation.
L’ouvrage séduit par son équilibre. Solidement appuyé sur les recherches en psychologie et en neurosciences, il n’en demeure pas moins accessible. L’auteur parvient à expliquer avec clarté les mécanismes du développement cérébral, les tensions émotionnelles, les prises de risque, sans jamais enfermer l’adolescence dans une vision pathologique. Au contraire, il insiste sur la plasticité, la capacité d’apprentissage et le potentiel créatif de cette période.
Ce qui frappe également, c’est la mise à distance des discours alarmistes. Depuis toujours, les adultes s’inquiètent de la jeunesse. Michel Claes rappelle que ces critiques traversent les siècles et disent souvent davantage les peurs des générations précédentes que la réalité des jeunes.
L’adolescence prolongée est ainsi un essai apaisant et stimulant, qui invite à changer de regard. Non, l’adolescence n’est pas un âge ingrat à supporter, mais un temps fondateur à accompagner. Un livre éclairant, qui redonne confiance en la jeunesse et en sa capacité à se construire, malgré les incertitudes du monde contemporain.
Chronique de La rédaction