Malgré un marché de l’édition plus contrasté en France, Lagardère Publishing signe un premier semestre 2026 positif. Le groupe éditorial, filiale de Louis Hachette Group, enregistre une progression de son chiffre d’affaires grâce à plusieurs best-sellers, emmenés notamment par Guillaume Musso, Pierre Lemaitre et Valérie Perrin. Des résultats qui participent à la bonne santé financière du groupe contrôlé par Bolloré.
Louis Hachette Group poursuit sa croissance en 2026
Louis Hachette Group débute l’année 2026 sur une note encourageante avec un chiffre d’affaires de 4,545 milliards d’euros, en hausse de 2 % par rapport au premier semestre 2025.
Si toutes les branches du groupe progressent, à l’exception de Prisma Media, Lagardère Publishing et Lagardère Travel Retail demeurent les principaux moteurs de cette croissance. Le résultat net ajusté reste stable à 52 millions d’euros, tandis que l’endettement du groupe poursuit son recul.
Le groupe souligne toutefois que les tensions géopolitiques internationales, notamment au Moyen-Orient, continuent d’avoir des répercussions indirectes sur la consommation mondiale et sur certains secteurs de son activité.
Lagardère Publishing résiste au ralentissement du marché du livre
Dans un contexte où le marché français de l’édition connaît un léger repli, Lagardère Publishing parvient à maintenir une trajectoire positive.
La maison affiche un chiffre d’affaires de 1,343 milliard d’euros, soit une progression de 1,3 % à données comparables. Les effets de change, notamment la baisse du dollar et de la livre sterling, atténuent toutefois cette performance dans les résultats publiés.
En France, les ventes reculent légèrement de 1,6 %, principalement en raison d’un ralentissement du secteur des ouvrages illustrés et d’une baisse des ventes de guides touristiques. Après les phénomènes éditoriaux qui avaient marqué 2025, notamment Lakestone 2 de Sarah Rivens, le marché retrouve un rythme plus classique.
Guillaume Musso et Pierre Lemaitre parmi les locomotives
La littérature demeure néanmoins le principal atout de Lagardère Publishing.
Le groupe met en avant les excellentes performances commerciales de plusieurs auteurs phares. Guillaume Musso confirme son statut de valeur sûre avec Le Crime du Paradis, tandis que son précédent roman Quelqu’un d’autre, désormais disponible en poche, continue de séduire les lecteurs.
Autre succès majeur du semestre : Pierre Lemaitre, dont le roman Les Belles Promesses figure parmi les meilleures ventes du catalogue.
À leurs côtés, Valérie Perrin avec Tata ou encore Philippe Collin avec Le barman du Ritz participent également aux bons résultats de la branche littérature.
Le livre audio poursuit lui aussi son développement, porté par Audiolib, qui confirme l’intérêt grandissant du public pour ce format.
Les marchés internationaux soutiennent la dynamique
Si la France connaît un léger ralentissement, plusieurs marchés internationaux affichent une croissance plus marquée.
Aux États-Unis, Lagardère Publishing profite du succès de plusieurs nouveautés ainsi que de l’essor continu du livre audio.
L’Espagne et l’Amérique latine enregistrent même une progression à deux chiffres, portée par les ventes scolaires et le développement des collections au format poche.
Les activités de diversification contribuent également aux résultats du groupe. Les jeux de société poursuivent leur croissance, tout comme les fascicules commercialisés dans plusieurs pays européens et au Japon.
Des résultats solides malgré un contexte incertain
Le bénéfice opérationnel (EBITA) de Lagardère Publishing atteint 105 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 103 millions un an auparavant.
Ces performances témoignent de la capacité du groupe à s’appuyer sur un catalogue d’auteurs très populaires tout en développant de nouveaux relais de croissance, qu’il s’agisse du livre audio, des jeux ou des marchés internationaux.
Dans un environnement économique marqué par les incertitudes géopolitiques et les fluctuations monétaires, les succès de Guillaume Musso, Pierre Lemaitre et des autres grandes signatures du catalogue démontrent une nouvelle fois que les best-sellers demeurent un levier essentiel de la rentabilité des grands groupes éditoriaux.




